Marie-Hélène Parant

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Photo Marie-Laure Delaby



LES VÉNUS (1994-1999)

Installation photo

20 panneaux de bois suspendus et photos numériques impression cybachrome Lambda. Superficie 1000 pi.ca.

Transposition non-intentionnel des "vénus aurignaciennes" à partir d'un modèle vivant et recouvert d'argile.

SOLOS
- Centre d'exposition de Val d'Or (2005)
- Centre National d'Exposition de Jonquière (1999)


Jonquière (Denise Pelletier) - L'exposition "Génésis Hybrida - Les Vénus" de Marie-Hélène Parant, propose au visiteur une expérience sensorielle et sensuelle fort intéressante. Dans la salle du Centre National d'Exposition plongés dans la pénombre, des panneaux verticaux sont suspendus au plafond et touchent presque le sol. Sur chacun d'eux une image : une forme qui semble faite de métal, bronze ou or : elle réfléchit la lumière et semble sortir littéralement du fond de la toile, qui est noir.

Ces images représentent de façon transposée les statuettes de Vénus de la période paléolithique, comme on pourrait en retrouver sur des sites archéologiques. Mais elles ont été traitées par la photographie et l'infographie. L'artiste les a recomposées de façon à donner à chacune une structure binaire.

Le visiteur se promène donc, en un parcours circulaire qui ressemble à celui d'une procession rituelle, à l'intérieur de ces panneaux disposés en cercles, comme dans un temple, un temple érigé en hommage à la féminité, au corps.

L'atmosphère et les images créent une impression de mystère, et la visite devient une cérémonie, un rite qui oblige à regarder directement des images et à reconnaitre les aspects du corps si souvent occultés dans notre société : fragilité, mystère, proximité de la vie et de la mort, ramifications troubles de l'inconscient. Les idées soudain mises en lumière par l'éclat métallique des formes touchent à des sujets qui demeurent tabous malgré la surexposition médiatique du corps féminin : les replis obscurs et secrets où se côtoient le plaisir et la douleur, I'érotisme et l'enfantement, eux-mêmes dissimulés dans les lieux les moins fréquentés de l'imaginaire collectif.

 

Merci au Conseil des Arts du Canada pour le soutien à la recherche et création de cette oeuvre.